Gilles-Louis Crettintourisme et partage de voyage
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Et nous décidons de repartir vers le Sud Est en direction de Trinidad en faisant une étape à Cienfuegos. Là encore sur la route nous traversons des villages , heureux d'arriver à l'heure de la sortie des écoles,
Nous roulons à travers des paysages de campagne riche en culture verdoyante, sillonnés par des routes au bitume usé par les vielles belles Américaines , les vieilles soviétiques essoufflées et les camions russes aménagés en moyen de transport en commun tolé.
En effet les champs de canne à sucre vitalement nécessaire à la distillerie de Rhum du "Habana club" et peut-être responsable de la bonne humeur des cubains, jouxtent les rizières dont les frêles brins semblent danser sur l'eau en compagnie du souffle chaud du vent des montagnes de la "sierra" cubaine.
Après plusieurs heures de route et traversées de villages, nous stoppons en plein centre ville de Cienfuegos pour une nouvelle découverte de la vie cubaine et de son architecture majestueuse et colorée.
Encore une Ballade sympa !
Les couleurs sont vivifiées par le soleil et la bonne humeur tiède de tout le monde , dans les rues , les avenues , devant l'architecture imposante du Capitol comme dans les rues anciennes ou modernes surplombées par un building de 36 étages qui semble être le témoin d'une autre école et culture architecturale et que la statue du Christ surveille depuis l'entrée du Malécon.
Même la pharmacienne de la calle del Obispo nous apparait plus vivante et moins austère que la partie "nouvelle" de la ville. A chaque coin de rue , dans un hall d'entrée on peu même s'échanger quelques notes !
Nos pas ont su nous conduire sur la mythique place de la Révolucion.
L'atmosphère est envoutante et bizarre avec ce monument de béton autour duquel tournent sans relâche des vautours. Le bitume chaud qui recouvre le sol de cette esplanade, laisse échapper une odeur particulière. Très vite avec un peu d'imagination, l'on pourrait entendre la voix de Fidel pendant l'un de ses discours au peuple cubain et même celle de ............sa Sainteté Jean Paul II.
Un dernier salut au CHE et à José Marty, avant de reprendre la route vers la province de Matanzas !
pendant que d'autres reste impressionné par un autre véhicule historique : Le char personnel de "campagne" du CHE
en plein coeur de la vieille havane
pour un cuba libre à vivre et à boire peut-être avec un autre Ernest qui préféra le Daïquiri dans sa chambre de la calle del Obispo au 2 ième étage de cet hotel rose saumon vif !
Les rues de la Havane ne dorment pas et quelques soit l'heure , les belles sexagénaires de couleurs vives , parfois ternies par la poussière et le soleil s'arrêtent de ronronner dans une vielle rue , sur une place à l'ombre d'un clocher.
Les plus fières et énergiques résistent avec leur fidèle propriètaire au soleil pour être encore misent en lumière comme au temps de la belle époque américaine des années "50" où les grandes fortunes cubaines et de la Floride se partageaient l'ambiance des hotels de luxe et des casinos de la Havane.
Et oui ces vieilles Américaines exilées à jamais en terre cubaine savent encore me séduire avec leur sourire chromé ! A propos certaines sont encore très souvent conviées dans les mariages.
A nos jours toutes ces Belles sont inscrites au patrimoine national et ne pourront jamais connaitre d'autres horizons.
Nous y sommes ; le temps est au beau fixe et la vie semble riche en émotion avec les sourires de tout le monde ,quelque soit la couleur de peau et la couleur des yeux remplis de soleil.
J'ai rencontré un vendeur de journaux,
heureux du présent et fier de son passé comme cette vielle femme cubaine très colorée assise sur le bord du trottoir,
celui qui est à l'ombre, le trottoir des cubains ! D'ailleurs un bon "coïba", modèle déposé de cigare et préféré d'Ernesto CHE Guevara semble bien meilleur lorsqu'il est allumé et fumé à l'ombre fraiche et humide des murs de la vielle havane,
cette havane riche d'histoire qui témoigne encore d'une vie dynamique et enjouée par des notes organisées et harmonieuses frappées sur un clavier de piano , peut-être par Ruben Gonzalez ou bien exsufflées dans le corps cuivré d'une trompette assourdie.
Début du voyage en direction de l'hotel après 7840 Km au dessus de l'atlantique et atterrissage à l'aéroport du Nord Est de cuba, l'Île verte surnommée le Crocodile Vert !L'humidité se fait ressentir et l'objectif de l'appareil photo nécessite d'être essuyé au même rythme que les mains , le visage et la tête alouette
.
La chaleur nous laisse imaginer un premier plongeon dans l'atlantique qui , sur cette cote Est de cuba , reste à une température très différente de l'atlantique des cotes françaises . 
En effet 29°, la température est bonne et une premire téquila sunrise s'impose au bar de La Habana
.
Les cubains boudent la plage du mois de novembre au mois de juin , prétextant une rafraichissement de l'eau .........en moyenne 24° l'hiver ce qui reste insupportable sauf pour les langoustes.
Après une bonne nuit de récupération et malgré un réveil très matinal lié à la fois au décalage horaire ( - 6 heures) et à l'excitation de découvrir cette Île , ses habitants toujours souriants, ses atmosphères coloniales, ses odeurs de tabac, ses couleurs et sa musique , Toony et moi décidons de nous organiser pour aller à la rencontre de la vielle havane
, des cubains et de l'histoire tourmentée de Cuba , aujourd'hui en plein éveil et révolution énergétique. Dans un décor de cinéma digne des meilleurs films américains des années 50, nous nous transportons dans le concept de la révolution.
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